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Le tombeau de l’évêque Réparatus

| Mon voyage en Algérie | 24 juin 2012

Nos troupes traçaient l’enceinte d’un poste qui devint Orléans ville, d’une assez grande importance aujourd’hui.

Après avoir traversé une couche de terre d’environ un mètre cinquante d’épaisseur, la pioche des travailleurs en rencontra une seconde, formée de cendres et d’une égale profondeur, s’étendant sous tout l’espace indiqué par le général pour les fortifications et les constructions de la nouvelle ville.

Il était mathématiquement tombé sur Castellum Tingitii, brûlé par les Vandales, en 428.

A chaque instant on trouvait des ruines, les unes calcinées, les autres ayant échappé à l’action du feu; enfin, on mit à jour une église dans tout son pourtour.

Déblayées avec soin, ces ruines offrirent au regard, une mosaïque de toute beauté et un sarcophage en pierre sur lequel était gravé le nom de «Réparatus, episcopus.»

Instruit de cette découverte, le général Bugeaud en donna avis à Mgr Dupuch, qui accourut à Orléans ville.

Soit par nécessité de ravitaillement, soit par préméditation du général, toutes les troupes, qui guerroyaient au loin, se trouvèrent réunies à Orléans ville, à l’arrivée de l’Evêque.

Une reconnaissance scrupuleuse ayant été faite du précieux tombeau, il fut décidé que Mgr Dupuch en prendrait possession, au nom de l’Église renaissante d’Afrique.

A cet effet, un autel fut dressé sur le tombeau de Reparatus et l’évêque y célébra la messe au milieu d’un carré formé par l’armée.

Au centre et près de l’autel se tenaient le gouverneur général, les divisionnaires et brigadiers, ayant derrière eux, leurs états-majors. Au commencement du service divin, à l’élévation et à la fin de la messe, toutes les batteries d’artillerie firent feu, les centaines de tambours, trompettes et clairons se firent entendre, un frémissement courut dans cette masse de guerriers chrétiens…

L’évêque semblait transfiguré; son enthousiasme éclata en une improvisation qui fit tressaillir l’armée, de son illustre chef au dernier soldat…

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