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En route vers l’ouest

| Mon voyage en Algérie | 24 juin 2012

Quittant Alger, un matin, nous prenons le chemin de fer qui nous conduira à Blida et plus loin si nous le voulons, car l’Algérie est sillonnée dé voies ferrées qui vous portent en quelques heures là où l’on n’arrivait autrefois qu’après des semaines de marche, sous l’escorte d’une armée combattant sans cesse par monts et par vaux, tandis qu’un simple garde-barrière suffit aujourd’hui pour assurer la sécurité du chemin.

La voie ferrée partant d’Alger va, droit à l’est, jusqu’à l’Arax; puis, arrivée à l’extrémité de la chaîne des collines d’Alger,

- Mustapha et Kouba – tourne au sud, et traverse la Mitidja, ayant à sa droite Birkhadem, Tixeraïne et Douera, que nous ne visitons pas, tant nous avons hâte d’arriver à Boufarik.

Boufarik! Aujourd’hui site enchanteur, parc ravissant et parfumé; autrefois terrain marécageux et pestilentiel, fui par les Arabes, redouté de l’armée qui y enterrait la majeure partie de son effectif. C’était une sorte de marais couvert de lauriers-roses, ayant, çà et là, quelques mètres de terrain ferme sur lequel le général d’Erlon, pendant le peu de temps qu’il fut gouverneur, fit construire une redoute qui porta le nom de Camp d’Erlon.

Un bataillon et deux escadrons y étaient enfermés; on les relevait tous les mois, ou, pour mieux dire, on les rapportait, sur des prolonges, hâves, décharnés, à moitié cadavres, sous l’influence des fièvres paludéennes locales, auxquelles s’ajoutaient les exhalaisons morbides du lac Alloula, croupissant à quelques kilomètres plus à l’ouest.

Depuis des années, Alloula est desséché, ainsi que le marais de Boufarik. Le terrain le plus malsain de la Mitidja en est devenu le plus salubre; le camp le plus détesté, la garnison la plus recherchée; le hameau le plus monotone, la ville la plus animée. Cette métamorphose a été opérée par l’agriculture appliquée par des prêtres, à la tête d’enfants abandonnés qu’ils ont recueillis, et dont ils ont fait de bons chrétiens et des ouvriers utiles.

Boufarik nous offrait l’occasion d’étudier les Orphelinats agricoles en Algérie; le cousin Jean la saisit avec empressement questionna beaucoup et apprit ceci.

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