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Blida

| Mon voyage en Algérie | 24 juin 2012

Rien, en effet, ne peut mieux chasser les tristes pensées que Blida, ce bosquet d’orangers qui fait de l’atmosphère tout entière un parfum.

Son climat est doux comme son nom de «rose» juste assez d’hiver pour aider les cultures européennes, un été qui semble propice aux tropicales, un air salubre, peu de vents du désert, tous ceux de la mer venant sans obstacle en passant par le plein nord.

A la porte de la ville, une plaine immense, et la montagne au-dessus d’elle.

En sortant par Bad-el-Sed, l’horizon est admirable de grandeur et de gravité, et nous y restons attachés, le cousin Jean et moi, comme devant un tableau merveilleux.

En face de Blida, le Tombeau de la Chrétienne, posé entre le lac Haloûla, qui dort à ses pieds, et la masse Ecrasée du Chenoua; Mazafran, la rivière aux eaux jaunes, qui débouche à travers le Sahel, par une étroite ouverture où la mer apparaît; Koléa, toute blanche, et qui, le soir, forme des pétillements singuliers sur les coteaux bruns; à gauche, la ligne profonde des montagnes de Miliana, étagées par triples assises et fermant la plaine énorme d’un rideau d’azur sombre.

La ville, presque entièrement française maintenant, offre moins d’intérêt que son cadre lui-même.

Sur la place, nous rencontrons un Européen d’un certain âge que mon cousin Jean salue profondément, mais avec son flegme habituel, sans l’aborder, comme s’il l’eût vu de la veille.

- Quelle est donc cette figure énergique, virile, demandai-je avec intérêt à mon cicérone.

- C’est Si-Mustapha-ben-Roumi, autrement dit le commandant X… dont l’histoire est bien singulière.

Écoutez plutôt.

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